Aux assises de l’Indre, le magnétiseur violeur prend 15 ans de réclusion.

Extrait :

Des douleurs figées occupent le banc des parties civiles. Quatre « enfants choyées et désirées, rappelle Me Sandrine Barré dans sa plaidoirie. Il a blessé quatre jeunes femmes. Il a flingué quatre destins. »

« En 1995, il a 58 ans. Il porte beau, ne travaille pas. C’est une sangsue », résume Me Barré. « Alors oui, c’est un manipulateur. La famille était fragilisée ; il l’a exploitée, acquiesce la défense. Ça ne fait pas de lui un pédophile. »
Pendant trois jours, les viols des quatre sœurs ont été décrits avec de sordides détails. Les déflorations à l’âge de 8 ans ou 11 ans, les grossesses subies par deux victimes. « Pendant des années, c’est les quatre qu’il viole en même temps. Sous le toit de la mère qui le paie, le loge, le nourrit, le blanchit », appuie Me Sandrine Barré. Ces actes laissent « des cendres, des lambeaux. Tandis que pour lui, ça va », souligne l’avocate.